Parkinson : stimuler depuis l'extérieur, mais comment ?
La stimulation transcrânienne répétée (rTMS) est une méthode permettant d'agir sur les dysfonctions motrices des patients atteints de Parkison. Toutefois, les facteurs influençant les réponses demeurent encore mal connus... Des chercheurs de Durham (USA) ont tenté d'en savoir plus.
Pour ce faire, ils ont réalisé une méta-analyse des études parues à ce sujet jusqu'en juin 2014. Leur objectif était de déterminer l'efficacité réelle de cette méthode et les variables modifiant cette efficacité à partir d'une échelle d'évaluation : la Unified Parkinson's Disease Rating Scale.
Ils ont sélectionné 20 études rassemblant 470 patients. L'analyse a révélé que les différences standardisées atteignent 54%, indiquant par là un effet moyen en faveur de la rTMS par rapport aux stimulations fictives en ce qui concerne les symptômes moteurs. L'analyse par sous-groupe a montré que les stimulations à haute fréquence du cortex moteur primaire permettent d'atteindre une différence de 23% et les stimulations à basse fréquence des régions frontales de 50%. Ces différences sont, à chaque fois, significatives. En revanche, les stimulations à haute fréquence des régions frontales et du cortex moteur inférieur ne donnent aucun résultat significatif sur les symptômes moteurs. Enfin, l'analyse de métarégression révèle aussi que plus le nombre d'impulsions par session est important, plus l'effet de la stimulation est grand.
Cette méta-analyse suggère donc que la rTMS améliore clairement la symptomatologie motrice des patients atteints de Parkinson. La combinaison des sites de stimulation et des fréquences représente un élément-clé du traitement. Pour les auteurs, ceci devrait donc permettre de mieux guider les chercheurs pour des études futures.