Paracétamol, tempête dans un verre d'eau...
Un article récemment paru dans la revue Annals of Rheumatic Diseases a créé pas mal de remous dans le milieu des soins de santé. A tel point que les vagues se sont répercutées jusqu'au Parlement. En cause, l'évocation des risques associés à la prise à long terme de paracétamol. Tant le CBIP, l'AFMPS que la Ministre Maggie De Block, se veulent rassurants et soulignent que le paracétamol reste un analgésique de premier choix.
Citée dans la revue de la littérature scientifique du Journal du Médecin, cette revue systématique d'études observationnelles avait conclu à l'apparition d'une augmentation du risque d'effets secondaires et même de la mortalité en cas de prise à long terme de doses élevées mais considérées comme acceptables.
Aucune preuve de lien causal
Pour le Centre Belge d'information pharmacothérapeutique (CBIP), une interprétation critique des données publiées ne permet pas d'établir de lien causal entre la prise de paracétamol et les différents effets secondaires décrits. Les nombreux biais inhérents à cette étude sont également soulignés par l'AFMPS et repris par la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé publique en réponse à une question parlementaire de Mr Benoît Friart. Selon Maggie De Block, il n'y a pas lieu de proposer une communication spécifique sur ces effets indésirables à ce stade.