La combinaison prédiabète-faible taux de vitamine D: une vulnérabilité particulière
Le prédiabète, mais aussi un faible taux de 25-OH vitamine D, augmentent le risque de développer un diabète de type 2. Les auteurs ont conçu cette étude pour répondre à la question suivante : peut-on déjà établir une relation entre de faibles taux de 25-OH vitamine D et des troubles de l'activité et de la sécrétion de l'insuline chez les personnes atteintes d'un prédiabète ?
Dans le cadre de cette étude transversale, 488 non-diabétiques présentant un prédiabète ou une glycémie à jeun normale ont été répartis en deux groupes, selon leurs taux de 25-OH vitamine D : ≤20 ng/ml (carence) ou >20 ng/ml (pas de carence). La résistance à l'insuline (concentration de glucose plasmatique à l'état d'équilibre et indice HOMA-IR) et la sécrétion d'insuline (HOMA-bêta) ont été déterminées dans tous les groupes de combinaisons possibles, puis corrigées pour l'âge, le sexe, l'appartenance ethnique, l'IMC, la prise de multivitamines et la saison.
Résultats
Dans le groupe prédiabète, la résistance à l'insuline était plus élevée et la sécrétion d'insuline était réduite, par rapport au groupe ayant une glycémie à jeun normale (p<0,001). Dans le groupe avec carence en vitamine D, la concentration du glucose plasmatique à l'état d'équilibre était plus élevée, mais les indices HOMA-IR et HOMA-bêta ne différaient pas de façon significative de ceux du groupe sans carence en vitamine D.
La combinaison prédiabète-carence en vitamine D était associée à une plus grande résistance à l'insuline (concentration significativement plus élevée de glucose plasmatique à l'état d'équilibre), par rapport à celle observée dans les trois autres groupes de la combinaison (prédiabète sans carence en vitamine D, glycémie à jeun normale avec/sans carence en vitamine D). En dépit de l'augmentation de la résistance à l'insuline, la sécrétion d'insuline n'était pas significativement accrue dans le sous-groupe avec prédiabète et carence en vitamine D, comparé aux trois autres sous-groupes.
Conclusions
En conclusion, les auteurs soutiennent que les personnes présentant à la fois un prédiabète et une carence en vitamine D constituent un sous-groupe particulièrement vulnérable au diabète de type 2, tant à cause de la résistance à l'insuline que de la perturbation de la fonction des cellules bêta.