" La vérité sur vos médicaments " ou la réponse de 32 spécialistes au brûlot des Drs Debré et Even
Il y a trois ans, les Dr Debré et Even avaient publié le " Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux ". En réponse à ce brûlot, une équipe de 32 spécialistes publie aujourd'hui, " La vérité sur vos médicaments " (Odile Jacob), un pavé de 600 pages coordonné par une journaliste de RFI, Claire Hédon. Celle-ci souligne au Quotidien du médecin qu'un livre écrit par une trentaine de personnes est forcément meilleur que s'il est écrit par un ou deux auteurs car on ne peut pas être spécialiste de tout. Le livre entend simplement rétablir la vérité scientifique.
Il n'est pas possible d'écrire un livre sérieux sur le médicament à deux, avertit l'essai en préambule. Une adresse aux Drs Bernard Debré et Philippe Even qui avaient fait beaucoup de bruit à l'époque de la parution de leur pamphlet listant plusieurs dizaines de médicaments inutiles ou même dangereux.
Les nombreux auteurs de la réplique au livre de Debré et Even, veulent simplement rétablir la confiance et établir la vérité scientifique.
Interrogé par le Quotidien du médecin, un des auteurs, le Pr André Grimaldi, diabétologue, ironise sur l'omniscience du Pr Even. " Moi, je n'écris pas de livre sur la pneumologie ", dit-il. Les Prs Even et Debré ont été critiqués, explique le Quotidien, "pour avoir, dans leur Guide, étrillé des médicaments (dont les statines) soignant des pathologies étrangères à leur champ de compétences".
Pas toujours d'accord entre eux - et dans ce cas, ils l'écrivent -, les auteurs passent en revue la balance bénéfice/risque des principaux traitements par classe thérapeutique : anticancéreux, statines, antidiabétiques mais aussi pilules, vaccins, antibiotiques, psychotropes.
Les auteurs rappellent aussi le cheminement du médicament depuis la recherche jusqu'à la mise sur le marché.
Ils n'éludent pas non plus les scandales sanitaires qui ont endeuillé la France comme les affaires du Distilbène, du Mediator et du Vioxx. Ils parlent aussi ouvertement des problèmes de surconsommation ou de sur-prescription.