PremiumActualités médicales

Depuis 25 ans, les médecins ont pratiqué près de 20.000 IVG par an

Vingt-cinq ans après l'adoption de la loi dépénalisant l'avortement, près de 20.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont pratiquées annuellement en Belgique. L'âge moyen des femmes qui y ont recourt est de 27 ans, selon les dernières données de la Commission nationale d'évaluation des interruptions de grossesse. Plus de 40% des femmes ayant subi un avortement n'utilisaient aucune méthode de contraception lorsqu'elles sont tombées enceintes.

26 mars 2015

Tous les deux ans, cette commission est chargée de remettre un rapport évaluant l'application de la loi du 3 avril 1990 qui autorise l'avortement. Son dernier rapport date cependant de 2012, le mandat des membres qui la composent n'ayant pas été renouvelé.

En 2011, les médecins ont pratiqué 19.578 IVG en Belgique, contre 19.095 en 2010 et un peu plus de 10.000 en 1993. La hausse s'explique en partie par la croissance démographique, d'après la commission. Depuis 2005, on enregistre de manière constante près de 15 avortements pour 100 naissances.

La moyenne d'âge des patientes est de 27 ans. Les adolescentes de moins de 19 ans représentent moins de 15% des cas. Près de 50% n'ont toutefois jamais été mères lorsqu'elles ont pris la décision d'interrompre leur grossesse. Le viol est invoqué dans moins de 1% des cas. La plupart des IVG sont demandées pour "raisons personnelles" (la femme n'a "pas de souhait d'enfant pour le moment", sa famille est "complète", elle se sent trop jeune...).

Plus de 40% des femmes ayant subi un avortement n'utilisaient aucune méthode de contraception lorsqu'elles sont tombées enceintes. D'après les centres pratiquant l'avortement, en 2011, un tiers de leur patientèle avait déjà subi une interruption de grossesse auparavant, ce qui plaide en faveur d'un suivi psychologique susceptible de faire tomber certaines résistances, à leur estime.

Selon les articles 348 et suivants du code pénal, l'avortement est autorisé s'il est pratiqué à la demande de la mère, "en situation de détresse", dans les 12 semaines de la grossesse. En pratique, l'état de détresse est évalué de façon très large. Si la femme est enceinte de plus de 12 semaines, l'avortement n'est autorisé que si la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection particulièrement grave et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Les IVG peuvent être effectuées soit dans un centre de planning familial, soit à l'hôpital. Seul un médecin peut accomplir l'acte. Il doit au préalable laisser un délai de réflexion de six jours à la patiente et l'informer des droits dont elle pourrait disposer en tant que mère célibataire ainsi que des possibilités d'accueil de l'enfant à naître.

Deux méthodes sont actuellement utilisées: la méthode médicamenteuse (jusqu'à sept semaines de grossesse) et la méthode chirurgicale, par aspiration.

Depuis 2003, l'avortement est remboursé par la mutuelle.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine