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Périarthrite de la hanche: une autre option que la cortisone?

Le traitement de la périarthrite de la hanche comporte classiquement des anti-inflammatoires non stéroïdiens, de la physiothérapie, des infiltrations de corticostéroïdes et de lidocaïne et des ondes de choc. Pour les patients qui présentent une contre-indication à l'utilisation de la cortisone, les injections d'acide hyaluronique pourraient être une autre option valable.

31 mars 2015

La périarthrite de la hanche est une cause fréquente mais peu identifiée de douleurs dans la région latérale. La prévalence est estimée entre 10 et 25% selon la population et la définition qu'on adopte du syndrome. L'évolution est fréquemment chronique, avec 36% des patients qui restent symptomatiques à 1 an et 29% à 5 ans. La radiographie du bassin et de la hanche est en général normale. Elle est indiquée car elle permet d'exclure une pathologie coxo-fémorale comme une coxarthrose. L'IRM permet aussi d'exclure une nécrose aseptique, une fissure, une ostéite ou de révéler des images de tendinites, de bursites ou de rupture tendineuse.

Traitement médicamenteux ou chirurgical?
Les antalgiques et les anti-inflammatoires sont utilisés en première intention mais n'ont jamais été validés. L'injection locale de corticostéroïdes est le seul paramètre étudié dans les études, avec un bénéfice statistiquement significatif et une évolution clinique favorable à 5 ans. Dans une étude prospective randomisée, on note sous stéroïdes une amélioration chez 55% des patients à 3 mois et 61% à 12 mois, comparé à 34% dans le groupe sous traitement standard.

Pour les patients avec une contre-indication à la cortisone, il existe aujourd'hui une alternative avec les injections d'acide hyaluronique. Cette étude1 randomisée en double aveugle a inclus 52 patients répartis en deux groupes pour recevoir sur le site douloureux des injections d'acide hyaluronique ou 40 mg de triamcinolone acétonide. La conclusion est que l'acide hyaluronique est non inférieur à la cortisone à 6 mois, sans problème particulier de sécurité d'emploi. Quant à la chirurgie, elle est encore moins bien documentée (bursectomie et réparation des tendons). On rapporte une évolution favorable mais les séries sont petites, non randomisées, non contrôlées. A souligner que la physiothérapie n'est pas à exclure en première intention mais en cas d'évolution défavorable, les injections sont privilégiées.

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