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Méthotrexate et risque de maladies pulmonaires: qu'en est-il dans l'arthrite psoriasique?

Dans les maladies rhumatismales, la plupart des médicaments utilisés sont potentiellement pneumotoxiques. Faut-il craindre le méthotrexate dans l'arthrite psoriasique?

31 mars 2015

L'atteinte respiratoire est la deuxième en fréquence après les manifestations articulaires. Notamment dans les polyarthrites rhumatoïdes actives, les manifestations pleuro-pulmonaires touchent tous les compartiments anatomiques du poumon, plèvre, parenchyme pulmonaire et voies aériennes et sont à l'origine de tableaux cliniques hétérogènes compliquant la démarche diagnostique. Ces complications sont infra-cliniques et infra-radiologiques chez 50% des patients, symptomatiques une fois sur 10, mais quand même responsables de 10 à 20% de la mortalité totale. Parmi les médicaments à risque figurent la salazopirine et le méthotrexate (MTX) à l'origine d'un tableau de pneumopathie aiguë hypoxémiante fébrile, lymphocytaire au liquide broncho-alvéolaire, avec un aspect histologique de type pneumopathie interstitielle non spécifique à la TDM et au LBA.

Pas de risque mais...
Les auteurs de cette nouvelle étude1 se sont livrés à une analyse systématique des essais cliniques randomisés, avec usage de MTX versus placebo ou un comparateur actif chez des adultes avec une arthrite psoriasique, un psoriasis ou une maladie inflammatoire de l'intestin. Sept études rencontrent les critères d'inclusion, dont 6 versus placebo. Au total, 504 effets secondaires à type respiratoire sont observés chez 1.630 participants. Le MTX n'apparaît pas associé à un risque accru d'événements respiratoires de tout type (RR = 1,03, CI 95% 0,9 - 1,17), d'infections respiratoires (RR = 1,02) ou d'événements respiratoires non infectieux (RR = 1,07). Aucun décès d'origine pulmonaire n'a été constaté. Ces données suggèrent qu'il n'y a pas de risque accru de maladies respiratoires en utilisant le MTX chez ces patients, mais les auteurs n'excluent toutefois pas qu'en raison de la petite taille de leur étude, il n'existe un risque limité mais cliniquement significatif.

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