PremiumRhumatologie

Risque-t-on une réactivation d'une hépatite C?

Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR) à base de corticoïdes, méthotrexate et biothérapies est susceptible d'influencer l'évolution d'une hépatite C ou d'entraîner une réactivation virale chez des patients ayant été préalablement contaminés. Quelle option choisir pour minimiser le risque?

7 avril 2015

Pour les corticoïdes, il existe peu d'informations disponibles, mais celles relatives aux greffes hépatiques montrent que les bolus de corticoïdes peuvent accélérer la fibrose. Pour l'usage du MTX, la prudence s'impose chez les patients porteurs du virus de l'hépatite C avec une fibrose significative (supérieure à F2) en raison du potentiel fibrosant de ce médicament. Cependant, aucune modification de la charge virale ou des transaminases n'a été à ce jour constatée chez des patients avec une fibrose modérée (inférieure à F2).

Quid des biothérapies?
Une méta-analyse récente a montré des données plutôt rassurantes chez les patients VHC positifs, avec seulement 3 cas sur 216 d'aggravation de l'hépatite virale, imposant l'arrêt du traitement, suivi par une évolution favorable. Cette autre étude1 a inclus 32 patients avec une PR et une infection antérieure par le virus C de l'hépatite. Ils ont été traités par étanercept ou adalimumab, sans qu'aucun cas de réactivation virale ne soit observé. Tout au plus chez 20% des patients, on observe une élévation des transaminases qui est associée à l'usage concomitant de DMARDS, d'une prophylaxie à l'isoniazide ou d'un alcoolisme notoire. Dans cette expérience, l'anti-TNF apparaît sûr chez les patients avec une PR préalablement infectés par le virus de l'hépatite C. Les auteurs attirent toutefois l'attention sur la nécessité d'opérer un suivi attentif de ces patients, et à raison... Dans cette autre étude2, un anti-TNF est clairement à l'origine de lésions hépatiques avec des transaminases élevées. Des anticorps antinucléaires sont également détectés après traitement. Il semblerait que l'addition de MTX à l'agent biologique soit un élément de réduction du risque de lésions hépatiques.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine