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Un petit déjeuner hypercalorique et un repas du soir hypocalorique pour les diabétiques de type 2

En prenant un repas riche en calories le matin et un repas pauvre en calories le soir (régime B) - au lieu d'un repas hypocalorique le matin et d'un repas hypercalorique le soir (régime D) - les non-diabétiques obèses peuvent obtenir une réduction significative de leur glycémie postprandiale. Ce principe est-il également valable chez les diabétiques de type 2 ?

7 avril 2015

Pour répondre à cette question, 18 diabétiques de type 2 (30-70 ans, IMC 22-35 kg/m2), souffrant de diabète depuis moins de 10 ans et traités par metformine et un régime, ont été randomisés pour recevoir le régime B ou le régime D. L'apport calorique total était identique pour les deux régimes, seule la distribution au cours de la journée différait. Dans le régime B, le petit déjeuner apportait 2946 kJ et le repas du soir représentait 858 kJ ; dans le régime D, ces valeurs étaient inversées. Le repas de midi assurait un nombre de calories identique dans les deux régimes (2523 kJ).

L'intervention a duré sept jours : les patients ont suivi le régime qui leur avait été attribué pendant six jours à domicile ; le septième jour, ils ont pris ce même régime à l'hôpital, et des mesures ont été réalisées. Deux semaines plus tard, les groupes ont été permutés.

Un meilleur contrôle métabolique
L'augmentation de la glycémie postprandiale était inférieure de 20% avec le régime B, tandis que les taux d'insuline, de C-peptide et de GLP-1 total (glucagon like peptide) étaient 20% supérieurs à ceux observés avec le régime D.

Le pic de glucose postprandial (ASC0-180 min) était inférieur de 20% avec le régime B, tandis que le pic d'insuline était 11% plus élevé, s'accompagnant d'un taux de GLP-1 total 30% plus élevé et d'un taux de GLP-1 intact 16% plus élevé.
Bien qu'au total, les deux régimes aient apporté un nombre de calories identique, le repas du midi pris après un petit déjeuner copieux a entraîné une baisse de 21 à 25% de la glycémie et une augmentation de 23% des taux d'insuline (par rapport au repas du midi suivant un petit déjeuner léger).

En résumé, le contenu du repas n'est pas le seul élément à jouer un rôle: le schéma utilisé - à savoir ce que l'on mange et à quel moment - peut aussi s'utiliser comme outil pour améliorer le contrôle glycémique et, partant, réduire éventuellement les complications cardiovasculaires chez les diabétiques de type 2.

Les investigateurs travaillent actuellement à une extension de leur étude, destinée à évaluer l'effet à long terme de la prise d'un petit déjeuner hypercalorique et d'un souper hypocalorique.

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