Les tests et examens d'entrée en médecine auraient peu de valeur prédictive (Cium)
Selon un questionnaire envoyé par le Cium (Comité interuniversitaire des étudiants en médecine) aux étudiants de deuxième année de médecine dans 5 facultés du pays, 41% des étudiants promis à la réussite pourraient se voir éliminés précocement d'un futur examen d'entrée.
C'est le véritable leitmotiv de l'organisation étudiante Cium : les tests et examens d'entrée ont une valeur prédictive faible de la future réussite des étudiants en médecine.
Pour le démontrer, le Cium a enquêté dans les 5 facultés de médecine francophones du pays, auprès d'étudiants de deuxième année. Objectif : calculer la corrélation entre la réussite à un test d'entrée indicatif et la réussite de la première année de médecine proprement dite.
Le contexte est bien sûr le chassé-croisé entre doyens, ministre fédérale de la Santé et ministre francophone de l'Enseignement supérieur qui doit déboucher à la rentrée prochaine sur la mise en place d'une sélection valable à la condition qu'un cadastre " robuste " voit le jour. A cet égard, le Cium pointe le "mutisme inquiétant" dans lequel s'enfermerait le ministre Marcourt...
240 étudiants de seconde ont répondu au questionnaire, basé sur la bonne foi. Parmi eux, 186 reconnaissent avoir réalisé " sérieusement " le test indicatif (actuellement non contraignant) organisé en janvier. Selon cette enquête, 41% des étudiants passés en deuxième année sans doubler ont pourtant raté le test indicatif à l'entrée (76/186). Parmi eux, 55% ont réussi leur 1ère année de médecine en juin et 45% en septembre.
Le Cium ne conclut cependant pas qu'il faille supprimer ce test indicatif à condition qu'il reste non-contraignant. En effet, le test aurait un effet pédagogique et est apprécié des étudiants pour leur permettre de se jauger.
Le point du vue du Cium est plutôt de souligner que si on met en place un examen d'entrée ou un test contraignant, on risque de perdre des étudiants de grande valeur. Ils seront stoppés dans leur ascension par des tests qui ne leur conviennent manifestement pas.
Le Cium suppose que la réussite à ce type de tests est corrélée à la qualité du collège ou de l'athénée dont provient l'étudiant, pointant les meilleures performances des étudiants bruxellois et namurois.