De Croo détaille à l'Onu les efforts belges pour combattre l'épidémie Ebola
Le ministre belge de la Coopération au développement, Alexander De Croo, a souligné mardi à New York que la reconstruction des pays d'Afrique de l'ouest touchés depuis un an par l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola était une priorité pour la Belgique, évoquant la possibilité que l'un d'eux devienne un pays "partenaire".
Il a aussi, devant la Commission de consolidation de la paix des Nations unies, dressé le bilan des efforts consentis par la Belgique dans la lutte contre le virus, qui a fait, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus de 10.000 morts depuis le début de l'épidémie en décembre 2013, en immense majorité en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où la situation tend toutefois à se normaliser.
La lutte contre Ebola a été une priorité à la fois pour la Coopération au développement et pour le secteur privé, a souligné M. De Croo, rappelant que la Belgique y avait consacré quelque 40 millions d'euros en déployant notamment un laboratoire mobile de détection à Nzérékoré (sud-est de la Guinée).
La compagnie aérienne Brussels Airlines a aussi continué à assurer ses vols vers les trois pays, ce qui les "sauvés de l'isolement", selon le ministre.
Les ambassadeurs de Guinée, de Sierra Leone et du Liberia ont pris la parole pour expliquer les conséquences dévastatrices de l'épidémie.
M. De Croo a évoqué l'autre priorité qui se fait jour, le renforcement structurel des systèmes de santé.
Il a ainsi indiqué que le gouvernement examinait la possibilité de faire de l'un des trois pays un partenaire de sa coopération gouvernementale. L'actuelle liste, qui compte dix-huit pays, devrait être réduite à quinze en vertu de l'accord de gouvernement de l'équipe Michel 1er pour se concentrer sur les pays "fragiles" et les zones post-conflit.