Acquittement pour un psychiatre qui a délivré des attestations à des réfugies russes
Le tribunal correctionnel de Bruxelles a acquitté un psychiatre de 79 ans accusé par l'Office des étrangers et le parquet de Bruxelles d'avoir délivré de fausses attestations médicales à des réfugiés russes. Selon le tribunal correctionnel, rien ne prouve que ces attestations étaient fausses. Les réfugiés ont tenté d'obtenir, grâce à ces documents, une régularisation pour raison médicale.
L'Office des étrangers a commencé à s'intéresser au spécialiste lorsqu'il a délivré en peu de temps quelque 55 certificats attestant que ses patients présentaient des symptômes de stress post-traumatique. Non seulement ces attestations étaient fort similaires, mais la plupart avaient en outre été rédigées le même jour. L'Office des étrangers et le parquet s'étonnaient en outre que des patients de Tongres ou Charleroi se présentent chez ce psychiatre en particulier, alors qu'il officiait à Bruxelles et Bertrix. Enfin, les médecins-contrôleurs de l'Office des étrangers remettaient en question les diagnostics posés par le spécialiste.
Selon le tribunal correctionnel, il n'y avait aucune preuve que les attestations étaient effectivement fausses. D'après l'instance, les médecins-contrôleurs sont des généralistes et pas des psychiatres. En outre, ils n'ont rencontré les patients que plusieurs mois plus tard, or leur situation pouvait s'être améliorée entre temps, puisqu'ils suivaient un traitement. Enfin, même si certains diagnostics étaient remis en doute, autant, voir plus, se sont révélés exacts.