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Polyarthrite rhumatoïde : Quel lien entre activité de la maladie, qualité de vie et taux de vitamine D?

Dans la polyarthrite rhumatoïde, le taux de vitamine D pourrait être lié à l'activité de la maladie, l'activité physique et la qualité de vie. A un taux faible correspond une maladie active.

27 avril 2015

Cette étude1 a voulu corréler les taux de vitamine D à l'activité physique, l'activité de la maladie et la qualité de vie chez 97 patients avec une PR, non supplémentés en vitamine D versus un groupe contrôle de 28 patients avec une arthrose. Une déficience en vitamine D (<20 ng/mL) est relevée autant chez les patients avec une polyarthrite rhumatoïde (PR) que chez ceux avec une arthrose (76,3% vs 78,6%, p = 0,75). La moitié sont sévèrement déficients (10 ng/mL ou 25 nmol/L). Ces patients ont en général une durée de maladie plus longue (8,8 années versus 5,8) par rapport à ceux qui ont des taux de vitamine D adéquats; ils ont aussi plus d'hypertension (60,9% versus 49%) et plus d'ostéoporose (20,3% versus 8,7%).

Un lien entre vitamine D et activité de la maladie
On observe une corrélation négative entre le taux de vitamine D et l'activité de la maladie objectivée par le DAS28 chez les patients avec une PR (DAS >2,6). Les patients qui présentent une maladie modérément active ont un taux de vitamine D plus faible que ceux avec une maladie légère. Ce qui suggère que la concentration en vitamine D peut diminuer dans la réponse en phase aiguë, expliquant les faibles taux chez les patients avec une maladie hautement active. Aucune corrélation n'a été observée entre le taux de vitamine D et la douleur sur base de l'échelle VAS. Une corrélation positive est mise en évidence entre le taux de vitamine D, l'activité physique et la qualité de vie sur base du SF-36. Sur le plan des thérapies utilisées, les auteurs notent qu'une monothérapie par stéroïdes est associée à une tendance à une vitamine D basse, comparé à des patients traités par des DMARD ou des patients sans traitement de la PR. Une des limitations de cette étude est qu'elle ne comporte pas de groupe de patients supplémentés en vitamine D. Des variables telles que le tabagisme, l'alcoolisme, l'éducation, le statut économique qui peuvent avoir un impact potentiel sur le taux de vitamine D, ne sont pas prises en compte.

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