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Amélioration possible de la surveillance de la protéinurie

L'institut NICE du Royaume-Uni recommande de contrôler au moins annuellement la protéinurie chez les diabétiques de type 2. Cette étude a examiné la fréquence de la protéinurie ainsi que sa relation avec les facteurs de risque de complications rénales.

27 avril 2015

Dans une population nationale représentative composée de diabétiques de type 2 de 40 ans et plus (n=65.790), 75,6% des patients ont passé au moins une fois par an un test de protéinurie après l'instauration du traitement par antidiabétiques oraux. Parmi ces patients, 90,3% ont subi au moins un test sur un suivi moyen de 41 mois.

Nombre de contrôles
Au moment de l'inclusion dans l'étude, les diabétiques de type 2 devaient être sous antidiabétiques depuis un an déjà et ils devaient participer à l'étude pendant au moins un an. Le contrôle pouvait reposer sur l'utilisation de bandelettes urinaires (test qualitatif), sur la collecte d'urine sur 24 heures ou sur le prélèvement d'un échantillon d'urine (test quantitatif). Si le test d'albumine montrait des résultats anormaux, le test devait être répété.

Plus la période écoulée depuis l'instauration des antidiabétiques était longue et plus fréquemment ce traitement avait été modifié, plus rarement la protéinurie a été contrôlée. La fonction rénale était toutefois contrôlée plus fréquemment peu après le début du traitement. Les hommes, les anciens fumeurs et les diabétiques hypertendus ont également été contrôlés plus fréquemment qu'une fois par an. Par contre, la protéinurie a été moins souvent contrôlée chez les patients de 80 ans que chez les sexagénaires et septuagénaires.

Sous-estimation
Au cours de la première année suivant l'instauration des antidiabétiques, 12,3% de la population des diabétiques de type 2 ont obtenu un résultat positif au test de protéinurie. Toutefois, comme 13,2% du groupe de patients présentaient déjà une néphropathie à l'instauration du traitement et comme le premier résultat de ce test était inconnu pour 41,9% des patients (données manquantes), le pourcentage de 12,3% représente, selon les auteurs, indubitablement une sous-estimation. Ce pourcentage est malgré tout comparable à celui obtenu dans le cadre d'une grande étude randomisée (n=994), dans laquelle 12,8% des participants présentaient une microalbuminurie et 2,1% des signes de protéinurie lors du diagnostic de diabète de type 2. À noter que la prévalence de protéinurie et de microalbuminurie grimpait à 14,5% et 2,5% après trois ans, et à 12,6% et 39,0% après 15 ans de suivi. Ces résultats soulignent une nouvelle fois l'importance de la prévention de la néphropathie progressive dans le diabète de type 2.

Conclusions
Les auteurs ne peuvent que conclure que le respect de la recommandation du NICE pour la surveillance de la protéinurie constitue une stratégie sous-optimale, et que cela dépend de différents facteurs

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