Les apnées du sommeil et les ronflements accélèrent le déclin cognitif
Les troubles du sommeil, tels que les apnées et le ronflement, n'ont rien d'anodin. Aux nombreux effets nocifs déjà connus sur la santé (mauvaise humeur, fatigue au réveil, coups de barre en journée, risque plus important d'hypertension ou d'AVC,...) vient désormais s'ajouter un déclin cognitif plus précoce.
Le Pr Ricardo Osario et ses collègues new-yorkais ont suivi près de 2.500 personnes âgées de 55 à 70 ans. Certains participants avaient des capacités cognitives normales, d'autres présentaient des déficiences cognitives légères et d'autres enfin étaient atteints de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs se sont intéressés à leurs habitudes de sommeil et les ont rencontrés tous les 6 mois durant les 2 à 3 ans de l'étude afin de détecter tout nouveau comportement nocturne.
Chez les personnes présentant des troubles respiratoires du sommeil, les chercheurs ont constaté des problèmes de mémoire et d'autres signes de déficience cognitive légère, en moyenne 12 ans plus tôt que chez les autres, à 77 ans au lieu de 90 ans. De plus, chez ces personnes, la maladie d'Alzheimer a été diagnostiquée environ 5 ans plus tôt, ce qui est logique étant donné que la déficience cognitive légère précède souvent cette pathologie.
La bonne nouvelle, c'est que le risque précoce de déclin cognitif peut être effacé lorsque la personne prend en charge de manière adaptée ses troubles respiratoires du sommeil, notamment en portant durant toute la nuit un masque de ventilation.