L'utilisation d'antibiotiques est encore trop élevée en Belgique (BAPCOC)
En Belgique, la consommation d'antibiotiques, bien qu'en diminution, reste encore trop élevée, indique jeudi le BAPCOC (Belgian Antibiotic Policy Coordination Commitee), au lendemain de la publication d'une étude de l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) sur la question.Dans le collimateur du BAPCOC, les médecins "à l'ancienne".
Selon l'OMS, les services de santé dans le monde n'agissent pas suffisamment contre le mauvais usage des antibiotiques, ce qui conforte la résistance aux médicaments et permet à des maladies de longue durée de provoquer des décès. Seuls 34 des 133 pays étudiés ont mis en place une politique pour lutter contre la résistance aux antibiotiques, indiquait l'organisation.
"Nous avons lancé à la fin de l'année dernière notre nouveau plan stratégique", indique jeudi Herman Goossens, président du BAPCOC, chargé de sensibiliser le monde médical et l'opinion publique à la problématique des antibiotiques.
En Belgique, la consommation d'antibiotiques, bien qu'en diminution, reste encore trop élevée, précise-t-il.
Le nombre d'infections par la bactérie SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline) a fortement diminué. Seuls quelques hôpitaux connaissent encore des problèmes avec des bactéries intestinales. "Dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques, la Belgique se trouve en milieu de classement à l'échelle européenne, il y a donc encore du chemin à parcourir", selon M. Goossens. Notre connaissance à propos des antibiotiques s'est améliorée. "Aujourd'hui, le problème réside surtout chez les médecins 'gros prescripteurs' ", estime M. Goossens, citant les "médecins de l'ancienne génération."