PTSD : une prévention est-elle possible ?
De plus en plus d'études montrent qu'une prévention pharmacologique du syndrome de stress post-traumatique (PTSD) ou un trouble aigu dû au stress (ASD) est possible. Des auteurs ont rassemblé toutes les données disponibles dans une méta-analyse.
Selon eux, il s'agit de la première méta-analyse du genre examinant les effets des bêta-bloquants, l'hydrocortisone et les SSRI, administrés au cours du premier mois après la survenue de l'accident, par rapport à une non-intervention pharmacothérapeutique ou à un placebo. L'enjeu est de taille puisque dans un commentaire à l'article, les auteurs estiment que 33% des personnes vivant en Angleterre ont subi un évènement traumatisant durant leur vie adulte, suffisamment traumatisant pour qu'il puisse laisser des traces par la suite.
En tout, les auteurs ont inclus dans leur analyse 15 études rassemblant 1.765 individus. Il apparait que n'importe quel traitement vaut mieux qu'une absence d'intervention ou un placebo, car le traitement a permis de diminuer le risque d'ASD ou de PTSD. Cependant, aucun effet statistiquement significatif n'a été retrouvé lorsqu'ils n'ont considéré que les études randomisées qui ne regroupaient, elles, que 300 individus. C'est néanmoins l'hydrocortisone qui semble la plus efficace à réduire le risque de PTSD.
Il n'y a donc pas de preuve de l'efficacité d'une pharmacothérapie précoce. Les chercheurs déplorent le peu d'études et la très faible qualité intrinsèque de celles-ci.