PremiumRhumatologie

Arthroplastie simultanée versus séquentielle : Quel impact sur la mortalité?

La mortalité postopératoire ne change pas selon que l'on opte pour une arthroplastie totale de hanche bilatérale, séquentielle ou simultanée aux termes de cette analyse de 42.238 dossiers de patients repris dans le Swedish Hip Arthroplasty Register.

4 mai 2015

Les 42.238 patients recrutés entre 1992 et 2012 ont tous bénéficié d'une arthroplastie totale de hanche bilatérale pour une indication d'arthrose (55,5% des patients âgés de 65 à 75 ans). Ils ont été divisés en quatre catégories sur base du temps qui s'est écoulé entre la première et la seconde arthroplastie: simultanée (séquentielle), inférieur ou égal à 6 mois, 7 à 12 mois, et supérieur à 12 mois. Un total de 148.718 patients qui ont bénéficié d'une arthroplastie unilatérale ont été inclus dans l'analyse comme groupe de comparaison. Les patients qui ont une chirurgie bilatérale sont plus jeunes, plus souvent de sexe masculin, avec aussi plus fréquemment des prothèses non cimentées.

Pas de différence de mortalité
Les résultats montrent que 0,1% des patients décèdent dans les 30 jours qui suivent une seconde arthroplastie, 0,3% dans les 90 jours et 14,7% dans les 10 ans. La survie non ajustée à 30 et 90 jours est de 99,7% dans chacun des groupes ayant bénéficié d'une arthroplastie bilatérale. La survie non ajustée à 90 jours dans le groupe ayant bénéficié d'une intervention unilatérale est de 99,4%. Il apparaît que le risque de décès dans les 90 jours après une seconde procédure n'est pas différent entre les quatre groupes de patients après ajustement pour l'âge, le sexe, le diagnostic et le type de prothèse fixée. Le temps de l'intervention n'a pas d'influence sur le risque de décès dans les 90 jours. Parmi les facteurs de risque de décès, il faut relever un âge supérieur à 75 ans et ce risque est majoré chez les patients qui ont un diagnostic d'arthrose ou de polyarthrite rhumatoïde (HR = 2,3).

Sur le plan de la sécurité, des épisodes de saignement, complications cardiopulmonaires et accidents thromboemboliques sont plus fréquents en cas d'arthroplastie bilatérale simultanée.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine