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Traitement de la gonarthrose : Une alternative pour les patients intolérants aux AINS

Au fil des études, les anti-arthrosiques à action lente gagnent en crédibilité. On leur reconnaît maintenant un effet symptomatique sur la douleur, mais il semble qu'ils fassent aussi jeu égal avec des AINS ...

4 mai 2015

Le traitement symptomatique de la gonarthrose repose sur l'association de paracétamol et d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, relayés au besoin par des injections intra-articulaires de corticostéroïdes ou d'acide hyaluronique. Les anti-arthrosiques à action lente dont la glucosamine sulfate et la chondroïtine sulfate font petit à petit leur place dans cette stratégie. Cette étude1 multicentrique internationale randomisée en double aveugle a voulu comparer sur 6 mois le bénéfice de la chondroïtine sulfate 400 mg + glucosamine 500 mg 3x/j au célécoxib 200 mg/j sur des symptômes cliniques (douleurs, raideurs, fonction et épanchements articulaires) chez 606 patients en surcharge pondérale (BMI 31 kg/m²) souffrant d'une gonarthrose douloureuse radiologique (stade de Kellgren et Lawrence de 2 à 3, WOMAC > 301). Le critère principal est la diminution du score WOMAC à 6 mois; les critères secondaires comprennent le WOMAC fonction et raideur, la douleur sur l'échelle EVA, un gonflement ou un épanchement articulaire, les critères OMERACT-OARSI et la consommation de médicaments.

Une non-infériorité
Les résultats montrent une réduction similaire du score WOMAC (- 50%) dans les deux groupes correspondant à une non-infériorité (p = 0,92). A 6 mois, 79,7% des patients sous anti-arthrosiques et 79,2 sous célécoxib remplissent les critères de réponse OMERACT-OARSI. Pour les auteurs, cette association de deux anti-arthrosiques à action lente offre une alternative pour les patients intolérants aux AINS. La limitation de cette étude est qu'en raison de sa durée courte, on ne dispose pas de données structurelles avec l'évolution du pincement articulaire.

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