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Troubles alimentaires chez les jeunes filles et les jeunes femmes atteintes d'un diabète de type 1

Les jeunes filles et les femmes atteintes d'un diabète de type 1 ont un risque plus élevé de développer des troubles alimentaires, ainsi que des complications graves liées au diabète, résultant d'une moins bonne régulation de la glycémie. Pour suivre cette évolution, une étude longitudinale a été réalisée.

4 mai 2015

Au total, 126 jeunes filles présentant un diabète de type 1, recrutées au sein d'un grand hôpital pédiatrique de Toronto (Canada), ont été interrogées sur leur comportement alimentaire et ont fait l'objet d'une évaluation psychopathologique. Sur une période de suivi de 14 ans, elles ont été interviewées à sept reprises ; sur la base des informations recueillies, les auteurs ont calculé le risque de trouble alimentaire et de rechute et les chances de rémission.

Âge initial
L'âge moyen était de 11,8 ± 1,5 ans lors du premier entretien et de 23,7 ± 2,1 ans lors du septième entretien. Lors de la septième évaluation, près d'un tiers (32,4%) des jeunes femmes présentaient un trouble alimentaire selon les critères en vigueur, et 8,5% supplémentaires se trouvaient juste en-dessous du seuil défini (limite inférieure pour le diagnostic de trouble alimentaire).
L'âge moyen auquel le diagnostic de trouble alimentaire a été clairement établi (entièrement déclaré ou à la limite inférieure) était de 22,6 (21,6-23,5) ans et, à l'âge de 25 ans, le risque cumulé qu'un trouble alimentaire se manifeste effectivement s'élevait à 60%.

Rémission et rechute
Le trouble alimentaire entrait en rémission en moyenne 4,3 (3,1-5,5) ans après sa déclaration, et les chances cumulées de rémission étaient de 79% sur une période de six ans après le début du trouble alimentaire.
En moyenne, le trouble alimentaire restait en rémission pendant 6,5 (4,4-8,6) ans, puis rechutait. Six ans après la rémission, le risque cumulé de rechute s'élevait encore à 53%.

Chez les adolescentes
Dans un deuxième article publié récemment, les auteurs décrivent le mécanisme sous-jacent à l'apparition des troubles alimentaires chez les adolescentes atteintes d'un diabète de type 1. Chez ces patientes, l'omission d'une injection d'insuline peut être utilisée comme motif d'autopunition. De fait, la prise en charge standard met fortement l'accent sur l'alimentation et le comportement alimentaire. En outre, l'insulinothérapie intensive induit une augmentation du poids corporel. Tous ces facteurs, combinés au stress psychologique associé au traitement d'une maladie chronique, ainsi que la dépression, peuvent contribuer à l'apparition du trouble alimentaire.

L'importance d'identifier et de prendre en charge le trouble alimentaire à un stade précoce apparaît donc clairement.

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