BPCO et anti-acides ne font pas bon ménage
Le reflux gastro-oesophagien est fréquent chez les sujets atteints de BPCO, rien d'étonnant donc que la prescription d'antihistaminiques de type 2 ou d'inhibiteurs de la pompe à protons soit souvent envisagée. Pourtant, ce n'est pas forcément une bonne idée.
C'est du moins ce que suggère l'analyse des données de près de 17.500 Taïwannais adultes (> 30 ans) chez qui un diagnostic de BPCO avait été porté entre 2001 et 2005. En effet, les investigateurs ont identifié un risque accru de pneumonie chez ceux à qui des prescriptions d'inhibiteurs de la pompe à protons (n = 109) ou d'antihistaminiques de type 2 (n = 526) supérieures à 2 mois avaient été faites.
Après ajustement, le rapport des risques relatifs de pneumonie pour les sujets avec et les sujets sans prescription de ces médicaments est de 1,76 (IC 95% 1,33 - 2, 34) pour les inhibiteurs de la pompe à protons et de 1,25 (IC 95% 1,07 -1,4) pour les antihistaminiques de type 2. De plus, les investigateurs rapportent également un risque relatif de décès plus important chez les sujets avec prescription de ces mêmes médicaments.
Cette association ne concerne que les sujets les plus jeunes, elle n'est plus retrouvée au-delà de 70 ans.