PEACE, un consortium pour soutenir la recherche dans le cancer de la prostate
Le consortium européen pour le cancer de la prostate (PEACE, acronyme pour Prostate Cancer Consortium in Europe) est une nouvelle initiative européenne destinée à mener des études comparatives pour évaluer de nouvelles approches thérapeutiques dans le cancer de la prostate.
La participation à des études de phase III de nombreux centres européens à contribué de façon majeure aux progrès réalisés dans le domaine du cancer de la prostate. Malheureusement les limitations budgétaires et l'excès de bureaucratie rendent de plus en plus difficile la réalisation de telles études. Pour en savoir un peu plus, il été demandé aux investigateurs qui dirigent des groupe d'études collaboratives comme l'EORTC ou les autres groupes qui existent en Scandinavie, en France, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas et en Irlande, de fournir des informations concernant la situation sur le terrain.
Groupes de collaboration
Les données fournies montrent qu'environ une quarantaine d'études cliniques de phase III dans le cancer de la prostate ont été réalisées dans des centres académiques européens et sont actuellement achevées, tandis qu'une dizaine d'études recrutent actuellement des patients. Des études transfrontalières ont été réalisées avec succès sous la conduite de l'EORTC, le Scandinavian Prostate Cancer Group (9), l'European Association of Urology (1) et le French Genito-Urinary Tumor Group (1). C'est également le cas pour la très attendue étude STAMPEDE (Systemic Therapy in Advancing or Metastatic Prostate Cancer: Evaluation of Drug Efficiency).
Nombreuses études de référence
Parmi ces études, certaines ont donné lieu à une modification de la pratique clinique, notamment en permettant de montrer la supériorité de la prostatectomie par rapport à la surveillance active chez les patients de moins de 65 ans, les bénéfices d'une combinaison entre un traitement de déprivation androgénique et de la radiothérapie dans les formes localisées de cancer de la prostate à risque élevé, la supériorité d'une déprivation androgénique à long terme par rapport à un tel traitement à court terme, le bénéfice de la radiothérapie chez des hommes traités avec un traitement de déprivation androgénique et le rôle adjuvant de la radiothérapie.
PEACE 1 et 2
Pour notamment permettre d'obtenir un nombre suffisant de patients inclus dans des études de phase III, le consortium du cancer de la prostate en Europe (PEACE) est une initiative récemment mise en place dont le but est de favoriser les réseaux transfrontaliers d'investigateurs. PEACE 1 évalue pour l'instant l'association de l'abiraterone et de la radiothérapie dans le cadre des cancers primaires chez les patients qui présentent un cancer de la prostate métastatique de novo, traités avec une déprivation androgénique. PEACE 2 évalue quant à lui l'addition de cabazitaxel et d'une irradiation pelvienne chez des patients qui présentent au moins deux critères de cancer de la prostate localisé à risque élevé.
Soutenir la recherche en Europe
Ces données mettent en évidence le fait que les études de phase III réalisées par les centres académiques européens ont contribué à mettre en place le traitement standard courant dans le cancer de la prostate. Le consortium PEACE a été mis en place pour permettre de prendre en charge de manière plus efficace des questions qui restent actuellement sans réponse et les problèmes spécifiquement liés à la biologie de ces cancers.