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Ostéoporose post-ménopausique et re-fractures : La DMO a-t-elle un rôle prédictif?

Quel est exactement le lien entre la densité minérale osseuse et le risque de re-fractures ou de mortalité? C'est l'objet de cette nouvelle étude qui conclut que la DMO n'est pas un indicateur du risque de re-fractures. Une DMO basse est par contre liée à un risque accru de mortalité après une première fracture.

18 mai 2015

Dans l'ostéoporose post-ménopausique, la moitié des fractures de fragilité s'observent chez des patients avec un T-score > - 2,5. La question est de savoir si la mesure de la densité minérale osseuse peut renseigner sur le risque de fractures par fragilité osseuse. Cette cohorte australienne1 a inclus des hommes et des femmes listés dans la "Dubbo Osteoporosis Epidemiology Study", présentant des fractures et suivis entre 1989 et 2011. Les critères sont le risque de re-fractures et la mortalité selon le niveau de la DMO, catégorisée comme normale (T-score < -1), ostéopénique (T-score > ou = -1 et > -2,5) et ostéoporotique (T-score < ou = -2,5).

Indépendant de la DMO
Au total, on recense 528 fractures chez les femmes, 187 chez les hommes. La DMO est normale pour 12% de ces fractures (38 femmes et 50 hommes); 42% sont associées à une ostéopénie (221 femmes et 76 hommes). Le risque relatif de re-fractures est au moins deux fois plus élevé pour tous les niveaux de DMO, normal, (HR=2,0 pour les femmes et 2,1 pour les hommes), ostéopénie (HR= 2,1 et 2,5), ostéoporose (HR=3,2 et 2,1). En contraste avec le risque de re-fractures, la mortalité après une première fracture est augmentée particulièrement chez les patients avec une DMO basse ajustée selon l'âge, à la fois chez les hommes et chez les femmes.

Cette étude démontre le poids important que représentent les re-fractures chez des personnes avec des DMO normales et ostéopéniques et le sur-risque de mortalité, particulièrement chez celles qui sont ostéopéniques. Ces données ouvrent aussi une réflexion sur le bénéfice des traitements anti-ostéoporotiques pour les fractures de fragilité, notamment chez les patients qui ont des DMO légèrement abaissées.

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