PremiumRhumatologie

Chirurgie bariatrique et rhumatologie : Quel effet sur les douleurs?

La question posée est de savoir si la chirurgie bariatrique améliore les scores de douleurs articulaires, musculaires et secondairement comment faut-il suivre ces patients, sachant que la chirurgie bariatrique n'est pas dénuée de risques et d'effets secondaires...

18 mai 2015

Depuis quelques années, la chirurgie bariatrique est à l'honneur, avec pour indication principale l'obésité.
Rien que pour la France, on recense près de 8 millions d'obèses dont 15% avec un BMI supérieur à 30 et 6% avec un BMI >40. Rien d'étonnant à ce que 44.000 interventions aient été réalisées sur l'année écoulée. La technique chirurgicale a bien évolué avec 4 abords différents, la dérivation bilio-pancréatique, le gastric by-Pass, la sleeve Gastrectomy et l'anneau gastrique. On sait par ailleurs que la chirurgie bariatrique peut avoir des effets bénéfiques collatéraux tels que la normalisation de la glycémie chez les patients diabétiques de type 2. Qu'en est-il chez le patient souffrant de maladies musculo-squelettiques?

Des symptômes réduits de moitié
Dans cette étude1 de cohorte, il apparaît que dans l'arthrose du genou, le score de douleur évaluée sur l'échelle EVA diminue de moitié dans le décours d'une chirurgie bariatrique. On note aussi une amélioration de la raideur et de la fonctionnalité. Le même constat est fait pour l'arthrose de la hanche et la lombalgie. Sur le plan osseux, on note toutefois après intervention, une augmentation du risque d'ostéoporose et de fractures (RR = 2) avec une diminution de la formation osseuse et une augmentation de la résorption. Ce sont surtout les by-pass qui entraînent une malabsorption de la 25-hydroxy-vitamine D, avec des conséquences possibles sur la formation osseuse. Pour les auteurs, chez les patients qui présentent ce type de pathologies arthrosiques, la chirurgie bariatrique va avoir un effet bénéfique, mais un suivi attentif est indispensable pour limiter tout risque de malabsorption.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine