Répartition des numéros Inami : très défavorable à l'ULB
Dans une carte blanche au Soir, l'ancien doyen de la Faculté de médecine de l'ULB, le Dr Elie Cogan, estime que la répartition des numéros Inami telle que présentée dans le projet de décret Marcourt lèse l'ULB au profit des universités qui ont gonflé leur cohorte en 1er BAC. L'UMons et l'UNamur démentent dans le même journal.
La clé de répartition contenue dans le projet de décret du ministre Marcourt basée sur le nombre d'inscrits en 1er BAC les 6 dernières années (et non sur la cohorte de diplômés) propose en effet 20,88% pour l'ULg, 27,06% pour l'UCL , 18,94% pour l'ULB, 11,15% pour l'UMons et 21,97% pour l'UNamur.
Si on distribue 1.716 numéros en 2016, tenant compte du nouveau cadastre et des taux d'échec, la Fédération Wallonie-Bruxelles en recevrait 40%, soit, selon un calcul du quotidien Le Soir, 143 médecins à l'ULg, 186 à l'UCL, 130 à l'ULB, 76 à l'UMons et 151 à l'UNamur.
"C'est la clé la plus désavantageuse pour l'ULB", renchérit, toujours dans Le Soir, Yvon Englert, l'actuel doyen de la Faculté de médecine de l'ULB.
L'ULB perd 32 diplômés par rapport à la clé de 2005 mais Mons en gagne 36.
Ce dernier s'insurge contre les plaintes de l'ULB : le calcul basé sur les inscriptions en 1er BAC des 6 dernières années lèse de facto l'UMons et l'Unamur qui ont vu récemment leur nombre d'inscrits monter en 1ère année de médecine. A Mons, le nombre de Français inscrits fait partie de l'équation.
Quant au débat sous-jacent : qualité contre quantité, les deux "petites" facultés soulignent que leurs étudiants sont aussi performants que ceux de l'ULB et de l'UCL lorsqu'ils quittent Mons et Namur pour poursuivre leurs études à Bruxelles, Louvain en Woluwé ou Liège.