Grâce à Watson, IBM s'engage encore un peu plus dans la lutte contre le cancer
Pour son super-ordinateur Watson, IBM a de grandes ambitions. Il représente un atout majeur dans son actuel effort de réinvention.
Outre la cuisine, la finance, le secteur pétrolier, celui des jeux, etc., Watson investit aussi le domaine de la santé. Après avoir terrassé les champions humains du jeu télévisé Jeopardy et publié un livre, il s'attaque à une nouvelle cible : le cancer, avec pour objectif sa guérison.
IBM avait lancé Watson dans la médecine génomique il y a un peu plus d'un an, avec un programme impliquant au départ le New York Genome Center (NYGC) et une forme particulière de cancer du cerveau.
Le géant informatique américain vient à présent d'annoncer un partenariat avec 14 cliniques et instituts américains spécialisés dans le traitement du cancer. Ils vont utiliser son super-ordinateur Watson pour accélérer l'analyse de l'ADN et l'évolution des cellules cancéreuses de leurs patients et établir des protocoles thérapeutiques personnalisés.
En outre, ces centres, qui participent au projet et dont le nombre est appelé à encore augmenter dans le courant de l'année 2015, vont se servir de Watson pour tous les types de cancer : lymphomes, mélanomes, cancer du pancréas, des ovaires, du cerveau, du poumon, du sein, colorectal, etc.
Watson, qui a assimilé des millions de pages de littérature médicale, devrait en effet leur faire gagner un temps précieux. Car, ce n'est pas tout de prélever un morceau de tumeur et de le séquencer génétiquement, encore faut-il pouvoir tirer de la signification des données génomiques, en déterminant les mutations importantes. Et c'est là, où des médecins passeraient des semaines à scruter la moindre variation des cellules cancéreuses et à étudier la littérature scientifique existante, que Watson peut aider.
" Notre ordinateur est en effet capable de tirer des conclusions fiables en seulement quelques minutes ", assure son concepteur, tout en faisant valoir que cette vitesse d'exécution, principale qualité du super-ordinateur, pourrait permettre à davantage de patients de pouvoir bénéficier des traitements accessibles pour l'instant à seulement quelques-uns.