Charles Michel : "Le budget des soins de santé progressera de 500 millions cette année"

Interpellé dans la nouvelle émission politique de la RTBF ("L'Interview") par le Dr Frédéric Buxant (Maternité de l'hôpital d'Etterbeek-Ixelles et président du GGOLFB) sur la réduction du séjour après l'accouchement et les économies dans les soins de santé, le Premier ministre Charles Michel a précisé que le financement au forfait ne sera pas généralisé. Un mix acte/forfait sera garanti. Et la norme de croissance prévoit un budget en hausse de 500 millions en 2015.
Lors de la nouvelle émission politique de la RTBF, vaguement inspirée des Paroles et des Actes (France 2), le Premier ministre Charles Michel a répondu à plusieurs invités surprises (?) émanant de la société civile. En l'occurrence le président des gynécologues de langue française, Frédéric Buxant. Celui-ci a admis que la réduction du séjour après accouchement était légitime puisque la Belgique gardait en moyenne les parturientes nettement plus longtemps (4,5 jours) que les pays scandinaves (2,5 jours). Mais il souligne d'une part que les mesures d'accueil à domicile n'ont pas été prises (sage-femmes) et qu'à l'avenir, rien ne garantit que des femmes enceintes en difficulté (obèses et soumises à une césarienne) soient traitées de la même façon que les patientes " normales " en raison d'un financement au forfait.
Le Premier ministre l'a rassuré : le futur financement des hôpitaux respectera un mix forfait/à l'acte. Les acteurs hospitaliers, médicaux et mutuellistes démarrent seulement la discussion, a-t-il souligné.
Enfin, contrairement à ce que le reportage de la RTBF le laisse entendre, il n'y aura pas, selon M. Michel, 355 millions d'économies en 2015 dans le secteur des soins de santé. " Ce chiffre est inféré d'une comparaison avec une norme de croissance virtuelle. La norme de croissance réelle permettra de faire croître l'enveloppe des soins de santé de 500 millions en vérité. On peut aisément le vérifier. "
Le Dr Buxant a néanmoins appelé le Premier à prendre ses distances avec une politique purement comptable et basée sur la productivité.