Indemnités maladie des détenus : De Block défend une approche "équitable"
La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, a démenti vendredi que son projet de supprimer les indemnités maladie pour les détenus à partir du 1er juillet touchera de nombreuses personnes incarcérées. Elle justifie sa politique par une volonté d'égalité.
La nouvelle loi permettra de faire des exceptions, a indiqué son cabinet en réaction à des critiques du sénateur Bert Anciaux (sp.a), selon qui les familles des détenus seront aussi touchées.
La décision de supprimer les indemnités maladie pour les détenus a été prise par Mme De Block (Open VLD), qui affirme avoir le soutien du gouvernement.
Actuellement, 1.600 des 11.000 détenus bénéficient de ces allocations.
"Elles sont injustifiables", a plaidé la ministre. "Quand un individu va en prison, il perd bien son travail et son salaire. Alors, pourquoi pas ses indemnités? ".
Selon son cabinet, une telle indemnité est une aide pour une personne en incapacité de travail et non pour sa famille. On souligne de même source que les soins de santé sont gratuits en prison.
"Notre objectif, c'est d'avoir une situation identique pour les travailleurs et les chômeurs qui perdent leur salaire ou leur indemnité en prison", a-t-on ajouté.
Cette mesure permettra une économie de trois millions d'euros pour 2015 et de six millions pour 2016.