Une poignée de main permettrait d'évaluer le risque cardiovasculaire
La vigueur ou la mollesse d'une simple poignée de main permettraient-elles de prédire les risques de crise cardiaque ou d'AVC et donc de déterminer une mort prématurée ? C'est ce que suggère une étude épidémiologique de grande ampleur.
Les chercheurs canadiens ont suivi pendant quatre ans 142.861 personnes, des urbains, des ruraux, de 35 à 70 ans, issues de 17 pays de niveaux de développement distincts et de cultures différentes. Leur poigne a été mesurée grâce à un dynamomètre à poignée et les auteurs ont pris en compte d'autres facteurs de risque classiques, entre autres l'âge et la consommation de tabac ou d'alcool.
L'analyse révèle que le risque de décès est plus élevé pour les personnes ayant une préhension plus faible, un risque majoritairement lié à l'incidence des crises cardiaques ou de l'AVC. En moyenne, une réduction de 5 kg dans la force de préhension est associée à une augmentation de 16% du risque de mortalité précoce, toutes causes confondues. Ce même déclin de 5 kg dans la force de la main est associé à un risque accru de 7% de souffrir d'une crise cardiaque, ce qui est considérable, et de 9% d'avoir un AVC.
Simple et rapide, le test de la vigueur de la force de la main pourrait être utilisé, en toute première intention, pour évaluer le risque cardiovasculaire, et pour compléter les informations apportées par la mesure de la tension artérielle.