Conseils pour les diabétiques de type 1 qui pratiquent du sport le soir
Les diabétiques de type 1 qui veulent pratiquer du sport le soir redoutent souvent les hypoglycémies sévères durant la nuit. Cette étude examine l'impact d'une stratégie impliquant une diminution de la dose d'insuline basale en combinaison avec des hydrates de carbone sur la glycémie et les paramètres métaboliques après la pratique de sport en soirée.
Dix hommes souffrant de diabète de type 1, traités par plusieurs injections d'insuline et ayant un taux d'HbA1c égal à 52,4 mmol/mol, ont été randomisés pendant deux jours vers une dose d'insuline basale non modifiée (100 % = groupe témoin) ou vers une réduction de 20 % de cette dose (80 % = groupe intervention).
Méthodologie
Les participants étaient attendus au laboratoire à 8 heures du matin, pour une mesure de la glycémie à jeun. Vers 17 heures, ils y revenaient pour prendre un repas composé d'hydrates de carbone. Les participants du groupe intervention recevaient trois quarts de leur dose d'insuline à action rapide. Au bout d'une heure, ils couraient pendant 45 minutes sur un tapis. Une heure après l'effort, ils recevaient un autre repas composé d'hydrates de carbone à index glycémique faible, et 50 % de leur dose d'insuline à action rapide, après quoi ils pouvaient rentrer chez eux. À 23 heures, avant le coucher, ils pouvaient encore prendre une collation à index glycémique faible. Le lendemain matin, ils devaient à nouveau se présenter au laboratoire pour un contrôle de la glycémie à jeun.
Résultats
On n'a pas noté de différence au niveau des glycémies entre le groupe intervention et le groupe témoin, jusqu'à six heures après l'effort, et on n'a pas constaté d'épisodes d'hypoglycémies. Lors de l'administration de 100 % de la dose d'insuline, la glycémie a chuté après six heures, et neuf des dix hommes présentaient également des symptômes d'hypoglycémie. En revanche, si on n'administrait que 80 % de la dose d'insuline, tous les participants étaient protégés des hypoglycémies, cette protection se maintenant également pendant 24 heures après l'effort. Tous les paramètres métaboliques étaient normaux (hormones régulatrices du glucose, acides gras non estérifiés, hydroxybutyrate, interleukine 6 et TNF-alpha).
Conclusion
Moyennant la diminution de la dose d'insuline basale et la consommation d'hydrates de carbone à index glycémique faible, les diabétiques de type 1 peuvent être protégés des hypoglycémies pendant l'effort et jusqu'à 24 heures après celui-ci. Cette stratégie n'engendre ni hyperglycémie ni effets indésirables métaboliques.