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Risques liés aux prothèses de hanche: une mise en garde de l'ANSM

L'Agence française de Sécurité du médicament et des produits de santé vient de publier une mise en garde à l'attention des chirurgiens orthopédistes concernant les risques liés aux prothèses de hanche à couple de frottement métal-métal. De nouvelles recommandations sont également publiées pour le suivi des patients porteurs de ce type d'implant.

1 juin 2015

Le contexte de cette mise en garde est la publication récente des résultats d'une étude observationnelle réalisée entre 2003 et 2011, montrant des taux de révision de prothèses très supérieurs chez les patients porteurs des prothèses type métal-métal par rapport au couple céramique-céramique. Dans le suivi de la publication, la Commission européenne a demandé une enquête risque/bénéfice dont les résultats ont été publiés fin de l'année passée. L'enjeu est important: on sait qu'en France, environ 150.000 prothèses totales de hanche de première intention ont été implantées, dont 2% sont de type à couple de frottement métal-métal, à tête fémorale de petit diamètre < 36 mm ou de grand diamètre > 36 mm et des prothèses dites de resurfaçage.

Une nouvelle règlementation
La réglementation1 est aujourd'hui de ne pas utiliser ce type de prothèse chez les femmes en âge de procréer et chez les patients allergiques à des métaux. Pour les prothèses de resurfaçage, il est recommandé de restreindre l'utilisation de ces prothèses à des indications très ciblées du fait que l'intérêt fonctionnel n'est présent que dans de rares situations cliniques précises. La chirurgie doit aussi être réservée à des praticiens ayant une maîtrise totale de la technique opératoire spécifique à cet implant. Pour les têtes fémorales de petit diamètre (inférieur à 36 mm) à haute teneur en carbone, ces prothèses sont des équivalences aux alternatives non métalliques; elles peuvent s'utiliser dans les indications recommandées et en fonction du contexte. Pour plus d'informations, le lecteur se réfèrera aux publications du Comité scientifique européen des risques sanitaires émergents (SCENIHR).

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