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Polyarthrite rhumatoïde: moins de rémissions en cas de tabagisme

Cette étude démontre que l'effet du tabagisme sur la fréquence des rémissions diffère significativement entre hommes et femmes. Ces données suggèrent que le sexe et le statut tabagique doivent être pris en considération lorsqu'on planifie une stratégie thérapeutique pour les patients avec une polyarthrite rhumatoïde.

Jorgen Vanderdood - 1 juin 2015

Cette étude japonaise1 a repris des patients avec une polyarthrite rhumatoïde (PR) enrôlés dans l'enquête IORRA (2011) qui a démontré une diminution des interventions chirurgicales orthopédiques depuis la mise sur le marché du premier médicament biologique au pays du Soleil-Levant, en 2003. Parmi les questions posées aux participants, figuraient entre autres le statut tabagique, les caractéristiques cliniques, le traitement reçu. Le taux de rémissions a été corrélé avec le sexe et le statut tabagique des participants. Un modèle de régression a également été mis au point, faisant intervenir le DAS28. Sur les 810 hommes et 4.206 femmes recrutés, respectivement 20% et 75,4% n'ont jamais fumé alors que 25,7% et 7,5% respectivement sont des fumeurs réguliers. On observe que les hommes qui n'ont jamais fumé présentent plus de rémissions que les ex-fumeurs et les fumeurs réguliers. En contraste, le statut tabagique semble ne pas affecter la rémission chez les femmes. Le traitement reçu ne semble pas jouer un rôle hormis des doses faibles de corticostéroïdes chez les hommes qui n'ont jamais fumé. En analyse multivariée, le tabagisme ancien ou actuel chez les hommes est négativement associé à une rémission sur base du DAS28 et de la vitesse de sédimentation, comparé à des hommes qui n'ont jamais fumé (OR = 0,66, CI 95% 0,44-0,98). Cependant chez les femmes anciennes fumeuses ou fumeuses régulières, on ne note pas d'association du tabagisme avec la rémission, comparé à des femmes qui n'ont jamais fumé (OR = 1,04 et 1,19, CI 95% 0,86 - 1,25 et 0,91 - 1,54).

Genre et tabagisme influencent la rémission
Pour les auteurs, il apparaît clairement que l'effet du tabagisme sur la fréquence des rémissions diffère significativement entre hommes et femmes. Ces données suggèrent que le sexe et le statut tabagique doivent être pris en considération lorsqu'on planifie une stratégie thérapeutique pour les patients avec une PR.

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