Les infections provoqueraient un déclin cognitif
Qu'il s'agisse d'une infection au cerveau, d'une intoxication alimentaire, d'une infection urinaire, de la varicelle, de la grippe, d'un abcès, d'une dermatite,... cette recherche danoise épingle un lien significatif entre les niveaux d'infections contractées et l'altération de la cognition. Au-delà d'un certain seuil, les infections nous monteraient à la tête et leurs effets sur la santé cognitive des patients perdureraient même après traitement.
Les scientifiques ont suivi durant 20 ans environ 190.000 hommes dont le quotient intellectuel (QI) a été évalué à l'âge adulte entre 18 et 40 ans. 35% de ces participants avaient été hospitalisés pour une infection sévère avant de passer le test.
L'analyse des données met en évidence le fait que les participants ayant été hospitalisés pour une infection ont perdu 1,76 point de QI par rapport à la moyenne. Ceux qui ont été hospitalisés au moins cinq fois à cause d'une infection ont affiché des scores de QI inférieur de 9,44 par rapport à la moyenne.
Par ailleurs, l'effet sur la capacité cognitive s'accroît avec la gravité des infections, celles au cerveau causant les dommages les plus importants. L'explication ? En temps normal, le cerveau est protégé des cellules du système immunitaire par une barrière, mais des inflammations successives peuvent manifestement la briser, suggèrent les auteurs de ce travail. Autrement dit, le système immunitaire pourrait être impliqué.
Des études supplémentaires devraient être menées afin d'éclaircir les mécanismes qui se cachent derrière la connexion entre le système immunitaire d'une personne et sa santé mentale.