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Chirurgie du coude et de l'épaule: de plus en plus d'infections mineures

Les infections mineures sont de plus en plus fréquentes dans le suivi d'une chirurgie de l'épaule ou du coude. Le problème ne semble pas pouvoir être résolu par les méthodes standard de désinfection, soulignent les experts réunis au 16ème Congrès EFORT de Prague.

16 juin 2015

Les infections postopératoires continuent à être un défi majeur en chirurgie orthopédique, spécialement sur les sites de l'épaule et du coude. Ces dernières 30 années, le taux d'infections postopératoires a crû de 0,4 à 3,8% pour l'ensemble des abords chirurgicaux dans l'épaule et le coude. Pour les endoprothèse de l'épaule notamment, l'incidence des infections était de 3,8%. Dans le traitement des ruptures de la coiffe du rotateur, le taux d'infections est passé de 0,4 à 1,9%. Les aspects socio-économiques sont considérables, a souligné le Dr Hudek. Rien qu'en Angleterre, les coûts additionnels générés par toutes les infections nosocomiales sont de l'ordre de 1,4 milliard d'euros par an.

Comment détecter et traiter?
La détection et le traitement de ces infections mineures doivent être au moins aussi efficaces que ceux d'infections classiques avec des pathogènes typiques comme Staphylococcus aureus. La détection de ces infections reste un vrai problème actuellement: elles se développent très lentement, sans signes cliniques typiques, dans la région de l'épaule et peuvent entraîner des douleurs articulaires importantes. La prévalence est probablement sous-estimée du fait que les présentations cliniques sont atypiques. On note aussi que les procédures de désinfection conventionnelles ne sont pas efficaces dans ces infections mineures. Un des germes les plus fréquemment rencontrés, Propionibacterium acnes est insensible à la désinfection cutanée conventionnelle, de sorte que de nouvelles techniques doivent être développées pour ce type d'infection.

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