Les infirmiers réunis pour définir l'avenir de leur profession

L'Union générale des infirmiers de Belgique (UGIB), qui rassemble une quarantaine d'associations et fédérations professionnelles liées aux arts infirmiers, transmettra dans les prochains jours au pouvoir politique des recommandations en vue d'une future modification de l'arrêté royal 78, qui définit les professions de santé, a-t-on appris vendredi. Ils regrettent notamment que leur code de déontologie n'ait pas de valeur juridique.
Après trois jours de discussion entre les divers organismes professionnels, une table ronde a eu lieu vendredi. Selon Wouter Decat, de l'UGIB, il s'agit de la "première fois que les infirmiers de tout le pays, flamands, wallons, germanophones, se rassemblent pour discuter de l'art infirmier" et "aller ensemble dans la même direction".
L'objectif de la manoeuvre était de dégager des idées, dans le sens d'une revalorisation de la profession et, avec comme objectif premier, des soins de qualité pour le patient, indique-t-il. Le métier d'infirmier est en effet "à un carrefour", car "les soins deviennent de plus en plus complexes".
"Maggie de Block avait annoncé qu'elle allait modifier l'arrêté royal qui définit entre autres le profil de compétences des infirmiers et des autres professions de santé", précise Wouter Decat. Parmi les orientations que la profession a défini et qu'elle veut suggérer à cette occasion, figure notamment l'officialisation d'un code déontologique. "Nous avons établi un code il y a une dizaine d'années mais il n'a pas de valeur juridique", indique Wouter Decat.
Celui-ci cite également comme recommandations "la reconnaissance de l'acte de consultation infirmière", ainsi que la "possibilité de se spécialiser et de continuer à se former au cours de sa carrière".