Arlon : 3.000 marcheurs contre Vivalia 2025
Plus de 3.000 personnes ont participé, samedi après-midi, à une marche pour montrer leur opposition à Vivalia 2025, le plan de réforme du paysage hospitalier en province de Luxembourg, et leur soutien à la clinique d'Arlon, d'après des estimations de la police locale. L'appel à cette marche, au départ la clinique d'Arlon, avait été lancé par le collège communal arlonais présidé par Vincent Magnus. En 2013, une première marche avait déjà rassemblé près de 3.000 personnes dans le chef-lieu luxembourgeois.
Selon le projet porté par la direction de l'intercommunale de soins de santé Vivalia, seule la clinique de Marche-en-Famenne garderait sa fonction d'hôpital tandis qu'une nouvelle clinique serait construite au centre-sud de la province. Les cliniques d'Arlon et de Libramont ne seraient donc plus des sites aigus.
Les édiles d'Arlon ont toujours contesté cette orientation. Et désormais le collège propose un plan bis, élaboré par un spécialiste de la gestion hospitalière, le Pr Alain De Wever, qui prône le maintien des trois hôpitaux.
Des représentants d'autres communes de l'arrondissement d'Arlon (Attert, Aubange, Martelange ou encore Messancy) étaient présents à la marche et sont exprimés lors de discours. C'était également le cas du bourgmestre de Libramont, Pierre Arnould, qui est favorable au plan bis qui maintiendrait aussi la clinique de sa commune. Une motion en ce sens a d'ailleurs été adoptée par la majorité au conseil communal local. "La population ne souhaite pas des hôpitaux en dehors des villes", a-t-il lancé.
Le bourgmestre d'Arlon, Vincent Magnus, a scandé, samedi, que "tous ensemble, il fallait dire non à un hôpital construit au milieu de nulle part".
Le conseil d'administration de Vivalia devra adopter une position au plus tard pour le 16 juillet en vue d'un indispensable financement régional.