PremiumRhumatologie

Polyarthrite rhumatoïde : Le danger est dans les comorbidités ...

Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde est une chose, le traitement des comorbidités en est une autre. Le vrai danger vient des risques de complications infectieuses ou cardiovasculaires. Un focus sur ces patients avec une PR précoce qui sont déjà à risque de problèmes cardiaques.

22 juin 2015

De nombreuses études antérieures ont démontré que la polyarthrite rhumatoïde (PR) est associée à un sur-risque de mortalité de l'ordre de 30%. Ce chiffre peut s'expliquer par la coexistence d'une série de comorbidités, dont majoritairement les comorbidités cardiovasculaires. Les patients avec une PR ont un risque majoré de dysfonctions ventriculaires gauches et de mortalité, comparé à la population générale. Cette étude1 est la première à utiliser l'imagerie par résonance magnétique pour identifier des modifications de la fonction myocardique et vasculaire chez ces patients.

La surprise dans la PR précoce
Des patients sans traitement ont déjà en stade précoce de leur PR, des anomalies myocardiques et vasculaires. C'est ce que montre cette nouvelle étude qui a inclus 66 patients naïfs de tout traitement, avec une PR précoce diagnostiquée sur base des critères ACR/EULAR, et sans antécédents de maladies cardiovasculaires. Les symptômes de PR sont présents depuis moins d'un an, avec un DAS28 de 3,2. Les valeurs médianes de la VS, de la CRP et du DAS28 sont respectivement de 39,5 mm/h, 18,9 mg / L et 5,65. L'étude inclut également 30 sujets contrôles sains appariés pour l'âge, le sexe et la pression artérielle. L'IRM montre notamment que les volumes systoliques et diastoliques pour les ventricules gauches et droits sont significativement réduits dans le groupe de patients avec une PR comparés à des sujets contrôles (p = 0,001). La distension aortique est significativement abaissée alors que l'index de rigidité est significativement augmenté dans le groupe ave PR.

Une cardiomyopathie précoce
Pour les auteurs, ces données et d'autres suggèrent qu'on se trouve en présence d'une cardiomyopathie précoce chez ces patients ce qui implique un risque élevé de morbi-mortalité cardiovasculaire. Il faut maintenant voir quelles sont les implications cliniques et réfléchir à la façon d'améliorer le pronostic de ces patients.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine