Un AVC équivaut à un vieillissement cérébral de huit ans
On connaît les conséquences souvent dramatiques d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Mais une nouvelle étude évalue plus précisément ses répercussions (problèmes moteurs, sensitifs, cognitifs, sensoriels) sur le cerveau. Elles seraient bien plus profondes que prévu.
Les chercheurs de l'Université du Michigan ont analysé les données de plus de 4.900 personnes âgées de plus de 65 ans, d'ethnies noire et blanche, et ayant été victimes d'un AVC. Ils ont notamment eu recours à des études détaillées et à des tests de mémoire et de rapidité de réflexion.
En comparant les scores aux tests cognitifs effectués au cours du suivi, entre 1998 et 2012, avant et après l'accident cérébral, les auteurs ont pu constater que les participants obtenaient des scores très inférieurs après l'AVC, correspondant à environ 7,9 années de vieillissement cérébral. Ce dernier serait dû à de fortes lésions cérébrales et ce sont principalement la mémoire des individus et leur capacité de réfléchir à une vitesse normale qui sont altérées. Les résultats sont quasiment les mêmes pour tous les seniors, quelles que soient leur origine ethnique et la couleur de leur peau.
Tirant les enseignements de ce bilan sans appel, les auteurs soulignent à nouveau l'importance de la prévention des AVC et donc de tous les facteurs de risque (diabète, cholestérol, hypertension artérielle, alcool ou encore tabagisme) qui peuvent contribuer à leur incidence et par conséquent accélérer le déclin cognitif.