PremiumRhumatologie

Un suivi du risque de cancer et du risque infectieux

L'étude est belge et avait pour objectif d'évaluer la sécurité d'emploi et les effets secondaires incluant les infections sévères et les cancers, de traitements par agents biologiques ou DMARDs chez des patients avec une polyarthrite rhumatoïde (PR).

29 juin 2015

Le recours aux agents biologiques tels que les anti-TNF s'opère généralement pour améliorer le pronostic des patients qui ne répondent pas de façon adéquate aux DMARDs. Cette option permet dans un certain nombre de cas d'atteindre la rémission, mais elle n'est pas sans risques. Deux complications majeures sont préoccupantes, le risque infectieux et le risque de cancers, pour la classe des agents biologiques (anti-TNF ...) et dans une moindre mesure pour celle des DMARDs. L'étude1 a inclus 1.143 patients (âge moyen: 50,3 ans, 74% de femmes, 75% traités par corticostéroïdes, 7% avec un diabète) traités et suivis aux Cliniques Universitaires St Luc, dont les dossiers ont été analysés à la recherche d'une infection sévère ou d'un cancer. Des sous-catégories ont été créées pour identifier le cas échéant le type d'infection et/ou de cancers. Le groupe contrôle est constitué de patients qui n'ont jamais été mis sous agents biologiques. On observe 226 infections sévères dans le groupe sous agents biologiques, avec un IR de 4,89 événements/ 100 patients-années (IRR = 2,1, CI 95% 1,7-2,5) comparés à 168 infections et 2,35 événements/ 100 patients-années chez ceux traités par DMARDs. Dans le groupe sous agents biologiques, le risque est accru pour les infections cutanées, musculo-squelettiques, pulmonaires, urinaires, mycobactériennes et à base de virus herpès zoster. Le risque relatif associé à l'usage des agents biologiques dans le traitement de la PR pour le développement d'un cancer est de 1 sans aucune différence significative sur un type éventuel de cancer.

Plus d'infections
En conclusion, cette étude confirme l'accroissement significatif de l'incidence des infections sévères chez les patients exposés à des agents biologiques. Par contre, avec un suivi moyen de 11 ans, aucun risque significatif de développement d'un cancer n'est observé. De nouvelles études sont maintenant nécessaires pour voir comment il est possible de mieux prévenir ces infections sévères chez ces patients.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine