La toxoplasmose affecterait le cerveau de façon plus importante qu'on ne le pensait
Une nouvelle étude de l'Inserm confirme le lien entre la toxoplasmose et certaines maladies mentales. Les chercheurs ont procédé à l'analyse d'une cinquantaine d'études sur les troubles psychiatriques. Leur constat : alors que 43% de la population française a déjà été en contact, souvent s'en rendre compte, avec le protozoaire Toxoplasma gondii, la proportion de personnes atteintes par cette infection varie de de 60 à 90% chez les patients atteints de schizophrénie ou de troubles bipolaires. Une surreprésentation est également observée chez les patients souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Selon les auteurs, 13 à 30% des cas de schizophrénie pourraient ainsi être imputables à cette infection due à un parasite. L'analyse a aussi montré que les gènes de susceptibilité associés à ces maladies sont impliqués dans le système immunitaire. Tout porte donc à croire que des facteurs infectieux ou inflammatoires interviennent dans l'étiologie de ces maladies psychiatriques.
Une autre étude transversale américaine, réalisée à partir des données d'une cohorte de 1.755 enfants, âgés de 12 à 16 ans, montre que la toxoplasmose serait responsable d'une baisse de leurs performances scolaires. Les enfants testés positifs au parasite avaient de moins bons résultats en lecture et aux tests de mémoire. En revanche, le parasite n'aurait aucune incidence sur les exercices de mathématiques et de calculs. Les scientifiques en ont conclu que la toxoplasmose n'endommage pas les mêmes fonctions du cerveau.