Pourquoi le MR n'a pas voté la résolution PS sur l'autisme
Ce jour en Commission de la Santé à la Chambre, le groupe MR a voté contre la proposition de résolution en matière d'autisme telle que déposée par le groupe socialiste notamment pour éviter les effets d'annonce. Le MR ne veut pas "créer des attentes" auprès de la population qui en a besoin. " Rappelons que durant les mandats de ministre de la Santé de Laurette Onkelinx, de 2007 à 2014, hormis les effets d'annonce, rien n'a été mis en place en matière ", affirme le bourgmestre f.f. de Linkebeek. Le groupe PS regrette ce "manque total de volonté d'avancer sur cette problématique importante".
Pour Damien Thiéry, commissaire MR, il y a deux signaux contraires dans l'attitude des socialistes. " D'une part, ils reconnaissent l'importance d'une approche intégrée par l'ensemble des niveaux de pouvoir telle qu'agendée, lundi 29 juin 2015, par la conférence interministérielle compétente. D'autre part, ils forcent le vote d'une résolution contraire au processus initié par ladite conférence ".
En outre, contrairement à la Flandre qui rendra public cet été l'avis d'une task force " autisme ", " aucun engagement effectif n'a été pris dans ce sens " en Wallonie, affirme-t-il.
Conclusion de Damien Thiéry : " Nous travaillons avec le Gouvernement fédéral et les entités fédérées de manière coordonnée pour obtenir un résultat pour les patients et leurs familles. En ce sens, le groupe MR veillera à ce que la problématique de la prise en charge de l'autisme soit examinée lors de la prochaine conférence interministérielle de la Santé. Par ailleurs, soulignons que ni le cdH, absent au débat, ni Groen n'ont soutenu la proposition de résolution du PS. "
Le groupe PS regrette ce "manque total de volonté d'avancer sur cette problématique importante", ce qui, pour Daniel Senesael, aurait permis d'ouvrir des perspectives plus constructives à ces enfants et à leurs familles : " mais rien n'empêche Madame De Block de prendre ses responsabilités au niveau fédéral : le remboursement des séances de logopédie doit être plus souple et ces enfants doivent aussi pouvoir bénéficier d'un financement spécifique pour leurs séances de psychothérapie. Nous soutiendrons pleinement toute initiative en la matière. "