Le GBO repousse le TPO comme mesure isolée
Le syndicat de MG est favorable à toutes les mesures qui facilitent l'accès à la 1ère ligne de soins et est conscient des reports de soins pour raisons financières qui grèvent notre système de soins. Pour autant, comme mesure isolée, le tiers payant social obligatoire (TPO) relève d'une fausse bonne idée, rappelle Anne Gillet, la présidente du GBO. Le système doit aussi répondre à la situation de patients non-BIM temporairement privés de la capacité de payer les soins et qui sont exclus du système du TPO. Seul le MG peut au cas par cas régler cette question.
Lors des travaux parlementaires qui ont conduit à fondre le TPO en texte de loi, le GBO avait martelé son opposition à ce type de solutions et plaidé pour un cadre plus global d'accès aux soins. Il n'a pas été entendu mais respectera la loi.
Si la lutte pour l'accès plus facile aux soins par les publics précarisés est une nécessité, l'obligation du TPS pour les BIM en mesure isolée est aujourd'hui vécue par les MG et hélas par le monde extérieur comme une nouvelle dévalorisation de la médecine générale. " Les pouvoirs publics doivent en tenir compte. "
Le GBO s'oppose à l'imposition d'une règle " qui empêche les MG d'avoir les coudées franches lors de relations thérapeutiques empreintes d'opportunisme ou d'intimidation ". Le MG doit pouvoir " refuser des prescriptions injustifiées d'antibiotiques ou de benzodiazépines. Il doit pouvoir aussi refuser l'intimidation financière. Il est indispensable dans une mesure de coercition de donner aux MG une latitude pour répondre aux cas d'exception. Nous faisons référence au Chapitre II du remboursement des médicaments qui accorde aux prestataires une latitude de 20%. "
En outre, il n'est pas normal selon le GBO qu'on impose aux MG une mesure dont ceux-ci doivent eux-mêmes assurer le coût comme c'est le cas actuellement. " C'est bien à la sécurité sociale de payer le coût de son obligation légale. "
Enfin, le système doit répondre à la situation de patients non-BIM temporairement privés de la capacité de payer les soins et qui sont exclus du système du TPO. Seul le MG peut au cas par cas régler cette question.