Une refonte de l'Ordre des médecins aux remugles communautaires, dénoncent cdH et FDF

Le cdH et le FDF ont pointé du doigt un chapitre de la loi portant dispositions diverses en matière de santé qui, à leurs yeux, traduit une communautarisation larvée de la profession médicale. Centristes et amarantes se demandent pourquoi le gouvernement n'a pas choisi de créer un ordre bruxellois, incluant les six communes à facilités plutôt que laisser les médecins des communes à facilité inscrits en Brabant flamand. Ces arguments ont fait bondir le MR Damien Thiéry, bourgmestre ff de Linkebeek.
Le projet de loi en discussion à la Chambre revoit, entre autres choses, l'organisation géographique de l'Ordre des médecins à Bruxelles et, ce faisant, dans la périphérie. Actuellement, l'Ordre connaît toujours la province de Brabant, scindée depuis 1993. Le texte prévoit que les médecins domiciliés à Bruxelles pourront choisir de relever du conseil provincial du Brabant flamand ou celui du Brabant wallon. Quant aux médecins de la périphérie, même s'ils sont établis dans une commune à facilités, ils seront inscrits en Brabant flamand.
Centristes et amarantes se demandent pourquoi le gouvernement n'a pas choisi de créer un ordre bruxellois, incluant les six communes à facilités.
"Ce projet prépare une scission de l'ordre médical sur une base communautaire plutôt que régionale. Il met fin aussi à la possibilité pour les médecins de la périphérie d'adhérer à un ordre commun. C'est un recul pour eux", a dénoncé Catherine Fonck (cdH).
"Voilà une réforme communautaire qui passe par la faiblesse du MR. Il fallait, pour faire plaisir à la N-VA, conforter une nouvelle fois la frontière linguistique", a raillé Olivier Maingain (FDF).
Ces attaques ont fait bondir le député et bourgmestre non nommé de Linkebeek, Damien Thiéry (MR). Le Conseil national de l'Ordre a marqué son accord sur cette révision, a-t-il affirmé. La législation linguistique est toujours d'application et tout médecin a toujours le droit de demander le renvoi de son dossier vers un organe de l'autre rôle linguistique.