La télémédecine vient en aide aux patients atteints de BPCO
Une étude pilote d'une durée de 6 mois montre que l'utilisation d'une application pour GSM est un moyen tout à fait envisageable pour favoriser l'auto-surveillance et même la mise en place des mesures thérapeutiques qui s'imposent en cas de début d'exacerbation.
Au total, 18 sujets ayant de 50 à 85 ans (GOLD 2 33%, GOLD 3 44%, GOLD 4 11%, GOLD inconnu 6%) ont été impliqués et tous ont bénéficié d'une période de formation d'une durée de 6 semaines. Cette période de familiarisation avec l'application a été l'occasion d'établir des valeurs seuils personnalisées en fonction des données de chaque patient pour les paramètres qui devaient déclencher une action à visée thérapeutique (saturation en oxygène, pulsations et score symptomatique).
L'étude montre que globalement les patients ont trouvé l'application facile d'utilisation, ce qui est confirmé par le fait qu'endéans les 3 mois du début de l'étude, 95% des sessions de communication des symptômes se faisaient en moins de 100 secondes.
Pendant l'étude, 37 exacerbations ont été documentées chez 16 patients. L'application a été capable de repérer un ou plusieurs signaux d'alarme (variations prédéfinies par rapport aux moyennes personnalisées de chaque patient pour chacun des 3 paramètres d'intérêt) au cours des trois jours précédant l'exacerbation dans 15 cas (40%).
L'étude en question est d'autant plus importante qu'elle a concerné des sujets ayant différents degrés de connaissance informatique générale (3 patients n'avaient pas d'ordinateurs et sur les 15 en possédant un, seuls 8 l'utilisaient de façon régulière).
Les auteurs concluent que l'utilisation d'une application pour smartphone en vue de recueillir des données susceptibles d'améliorer le pronostic des patients BPCO est faisable, bien acceptée par les patients et pourrait à terme déboucher sur un diagnostic plus précoce des exacerbations et la mise en oeuvre par le patient lui-même des interventions nécessaires.
A suivre