PremiumRhumatologie

Spondylodiscite infectieuse : Une mortalité à court terme insoupçonnée...

L'infection touche le disque intervertébral et les corps vertébraux adjacents. Elle est la conséquence d'une contamination d'origine hématogène, d'une contamination directe secondaire à un geste ou d'une contamination par contiguïté. Pourquoi observe-t-on une mortalité à court terme aussi importante?

6 juillet 2015

L'imagerie est déterminante pour préciser la localisation exacte de la spondylodiscite ainsi que son extension à l'espace épidural et aux parties molles mais aussi pour guider une éventuelle ponction disco-vertébrale à la recherche du germe de manière à mieux adapter le traitement. L'imagerie permet aussi d'évaluer les complications neurologiques ou infectieuses. Quel examen? La radiographie standard est peu contributive et manque de sensibilité. La tomodensitométrie a une meilleure sensibilité et permet surtout des reconstructions multiplanaires. L'IRM conjugue à la fois sensibilité et spécificité et représente l'examen de choix pour poser un diagnostic de certitude. Dans ce contexte, la mortalité post-diagnostic à court terme est élevée. Pourquoi?

Un lien avec un germe
Dans cette étude de cohorte1, 298 patients âgés de plus de 18 ans ont été inclus avec un diagnostic de spondylodiscite infectieuse. Le MRR (Mortality Rate Ratio) est comparé entre ces patients et une population de référence. La mortalité court terme est définie comme le nombre de décès dans la première année qui suit l'admission et la mortalité long terme représente les décès après 1 an. Au total, 20% des patients sont décédés la première année. Le MMR ajusté est de 16,8 entre 0 et 90 jours, 4,2 entre 91 et 365 jours, 2,2 entre 1 et 4 ans, 1,7 entre 5 et 14 ans. Le MMR stratifié sur base de la cause microbiologique est de 8,8 entre 0 et 90 jours, 1,4 entre 91 et 365 jours, 3,2 entre 1 et 4 ans et 1,1 entre 5 et 14 ans lorsque l'étiologie est inconnue. Pour les infections à Staphylococcus aureus, le MMR est de 24 entre 0 et 90 jours, 6 entre 91 et 365 jours. Les facteurs principaux associés à une mortalité à court terme sont un déficit neurologique sévère au moment de l'admission, des abcès épiduraux et des comorbidités. La mortalité à long terme semble indépendante d'une cause microbiologique. La mortalité à court terme est en lien avec l'infection avec formation d'abcès et déficit neurologique et la mortalité à long terme est aussi reliée à la dépendance à l'alcool.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine