Un anti-IL-17 améliore tous les critères ASAS 40, ASAS 5/6, BASDAI, SF36 et ASQoL
C'est un succès de plus pour cet anticorps monoclonal inhibiteur de l'interleukine 17 qui a déjà été approuvé pour le traitement du psoriasis en plaques modéré à sévère.
La spondylarthrite ankylosante est un type fréquent de spondylarthrite incluant également l'arthrite psoriasique. L'invalidité et l'incapacité de travail sont progressives, associées à une qualité de vie drastiquement réduite. Jusqu'à 70% des patients développent dans les formes sévères une spondylodèse qui diminue considérablement leur mobilité. Elle affecte généralement la population d'adultes jeunes et certains facteurs génétiques ont été mis en cause. Agir contre l'IL-17 est un option intéressante. Qu'en est-il en pratique ?
Un effet durable
L'étude1 MEASURE 2 de phase III a évalué l'efficacité du sécukinumab, un anti-IL-17 chez 219 patients atteints de spondylarthrite ankylosante active, randomisés pour recevoir le sécukinumab par voie SC (150 ou 75 mg) ou un placebo aux semaines 1, 2 et 3, puis toutes les 4 semaines à partir de la semaine 4. Les résultats montrent un score ASAS20 significativement plus élevé sous sécukinumab 150 mg versus placebo (61,1% versus 28,4%, p < 0,001). L'amélioration s'observe déjà à la première semaine et se maintient durant l'année de traitement. Tous les autres scores (ASAS40, CRP haute sensibilité, ASAS 5/6, BASDAI, SF-36 pour la composante physique et ASQoL) sont améliorés sous sécukinumab versus placebo. A 52 semaines, le taux de réponse ASAS20 atteint 73,8% et l'ASAS40 57,4% avec une tolérance jugée acceptable (les seuls effets secondaires sont des infections) et sans avoir constaté d'interruption de traitement pour cause d'effets secondaires graves.