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Le Brésil tente de freiner son taux anormal (jusque 84%) de césariennes

Pour tenter de diminuer le nombre de césariennes au Brésil, considéré comme le champion du monde en la matière, le ministère de la Santé a établi de nouvelles règles qui sont entrées en vigueur lundi. Désormais, les médecins et les hôpitaux seront tenus notamment d'informer leurs patientes sur le nombre de césariennes qu'ils ont déjà effectuées. Ils devront également remplir un document graphique où sera enregistré tout ce qui se passe depuis la phase du travail jusqu'à celle de l'expulsion. Dans le secteur privé, 84% des mères brésiliennes subissent cette intervention, la plupart du temps pour la seule raison de pouvoir choisir la date de l'accouchement.

7 juillet 2015

Désormais, les médecins et les hôpitaux seront tenus notamment d'informer leurs patientes sur le nombre de césariennes qu'ils ont déjà effectuées. Ils devront également remplir un document graphique où sera enregistré tout ce qui se passe depuis la phase du travail jusqu'à celle de l'expulsion.

Les nouvelles règles et une campagne baptisée "l'accouchement est normal!" cherchent à combattre ce que le ministre de la Santé, Arthur Chioro, a qualifié de véritable "épidémie" de césariennes dans le pays. Celles-ci représentent actuellement plus de la moitié des naissances.

Dans le secteur privé, 84% des mères brésiliennes subissent cette intervention, la plupart du temps pour la seule raison de pouvoir choisir la date de l'accouchement.

Le chiffre dépasse aussi les 40% dans les hôpitaux publics du Brésil, contre 32% aux États-Unis et 20% en France, alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS)recommande un taux de 10 à 15%.

Quand les professionnels de santé ne seront pas en mesure de fournir les informations demandées, ils seront passibles d'amendes allant jusqu'à environ 8.000 dollars.

Les autorités estiment que si les femmes enceintes sont mieux informées sur l'accouchement normal, cela diminuera l'engouement pour la césarienne.

"L'accouchement est l'un des moments les plus importants dans la vie d'une femme et de sa famille," a déclaré José Carlos de Souza Abrahao, directeur d'une agence spécialisée du ministère de la santé (ANS).

En étant informée "des risques qu'elle encourt avec une intervention chirurgicale inutile, elle sera plus sûre dans son choix sur l'accouchement, et choisira ce qui est le mieux pour sa santé et pour la santé de son bébé", affirme-t-il dans un communiqué.

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