Planification de l'offre médicale : Maggie De Block invite à la circonspection

Maggie De Block souligne ce vendredi l'importance d'une planification pertinente et prudente de l'offre médicale pour des soins de santé durables, alors que la nouvelle commission de planification tient sa première séance plénière. Elle souligne le travail remarquable de l'administration en ce qui concerne le cadastre dynamique présenté en mai.
Pour la ministre de la Santé publique, le nombre de médecins doit être en adéquation avec les besoins de la population tant aujourd'hui que dans l'avenir. " Je veux pouvoir compter sur l'avis de la commission de planification de l'offre médicale. " Celle-ci, dans sa composition actuelle, siège pour 5 ans. Les universités, les organisations professionnelles, les mutualités, l'Inami, les Affaires sociales et la Santé publique y sont représentés.
Pour rappel, c'est sur base des avis de cette commission que les autorités fédérales décident du nombre de MG, spécialistes et dentistes qui seront nécessaires et donc du nombre des fameux " numéros Inami " indispensables.
La première mission de la commission est d'évaluer le nombre de médecins qui, à partir de 2022, auront leur certificat (à partir de 2021 pour les dentistes). Etant donné que les études conduisant au titre de docteur en médecine durent six ans (cinq ans en dentisterie), le Fédéral a besoin du nombre de quotas disponibles et nécessaires au moment où débute l'année académique 2016-2017.
Pour parfaire ces évaluations, le " cadastre dynamique " joue un rôle prépondérant. On entend par là un cadastre qui évalue le nombre de médecins actuellement en activité, leur taux d'activité réelle, l'endroit où ils exercent, leur âge, etc. et que ne soit pas une simple photographie.
La ministre De Block estime que l'épure présentée en mai dernier " est d'une qualité exceptionnelle. L'administration et la commission de Planification peuvent être fières de leur travail. Et je ne suis pas la seule à le penser. Ce n'est pas pour rien que la Belgique siège au groupe de travail de l'UE 'Joint Action on Health Workforce Planning and Forecasting'".
On imagine donc que les quotas seront arrêtés en temps et en heure alors qu'on attend pour octobre au plus tard les résultats du filtre installé en fin de 1er Bac en Wallonie-Bruxelles et dont le principe a été approuvé mercredi au Parlement francophone.