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Les antécédents familiaux influencent-ils le tableau clinique et la réponse au traitement ?

Dans la liste des facteurs de risque d'une polyarthrite rhumatoïde figurent en bonne place les antécédents familiaux. Sont-ils un facteur d'aggravation de la maladie et/ou un facteur prédictif de réponse même si le lien n'est pas évident...

13 juillet 2015

La polyarthrite rhumatoïde (PR) n'est pas a priori une pathologie héréditaire mais comme pour d'autres pathologies à composante immunitaire, on estime aujourd'hui que les antécédents familiaux sont un facteur prédisposant au même titre que le tabagisme ou le sexe puisque les femmes comptent pour environ 70% de tous les patients atteints par une PR. Pour vérifier cette information, les auteurs se sont servis du registre prospectif suédois en rhumatologie. Ils ont regardé chez 6.869 patients traités entre 2000 et 2011, les antécédents familiaux, le diagnostic de PR confirmé dans la famille et d'autres données permettant de tracer l'historique des patients sur plusieurs générations. Les réponses à un traitement par méthotrexate (n = 4.630) ou un inhibiteur du TNF-alpha ont aussi été prises en compte tout comme la survie, la réponse EULAR et l'activité de la maladie par le DAS28.

Ni aggravant ni prédictif
On s'aperçoit que les patients avec une PR précoce et des antécédents familiaux ont plus souvent un facteur rhumatoïde positif, mais sans que le tableau clinique ne diffère particulièrement des autres patients. Les antécédents familiaux de PR ne sont pas prédictifs d'une réponse au méthotrexate ou à un inhibiteur de TNF, avec une possible exception pour la réponse EULAR à un anti-TNF à 6 mois (OR = 1,4). Avoir dans sa famille un proche qui arrête le traitement par anti-TNF après 1 an accroît le risque d'avoir la même attitude. Pour les auteurs, les antécédents familiaux de PR ne modifient pas les tableaux cliniques ou ne sont pas prédictifs d'une réponse à un traitement standard par méthotrexate ou anti-TNF.

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