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Besoins accrus en lévothyroxine après une FIV

La FIV a un impact négatif sur la fonction thyroïdienne. Étant donné qu'une femme sur deux, souffrant d'hypothyroïdie primaire, a déjà besoin d'une dose plus élevée d'hormones thyroïdiennes pendant la grossesse, on a présupposé que ceci serait d'autant plus vrai chez les femmes hypothyroïdiennes qui tombent enceintes après une FIV. Seule la preuve faisait défaut...

13 juillet 2015

Une équipe italienne a étudié rétrospectivement une cohorte de femmes hypothyroïdiennes ayant mis au monde un enfant vivant. Seules les femmes dont l'hypothyroïdie était bien compensée avant le premier cycle de FIV, via l'administration de lévothyroxine, ont été incluses dans l'étude. Il s'agissait de femmes ayant un taux de TSH inférieur à 2,5 mUI/l et une T4 libre sérique s'inscrivant dans les valeurs normales.

Adaptations de la dose
Tout au long de la grossesse, les taux de TSH ont été dosés à cinq reprises et la dose de lévothyroxine pouvait éventuellement être adaptée en conséquence. Les valeurs de référence pour les taux de TSH étaient 0,1-2,5 mUI/l au premier trimestre, 0,2-3 mUI/l au deuxième trimestre et 0,3-3,0 mUI/l au troisième trimestre.

Surtout en début de grossesse
La dose de lévothyroxine a dû être augmentée chez 32 des 38 femmes enceintes après la FIV, qui étaient traitées pour hypothyroïdie (84 % ; intervalle de confiance à 95 % 72-96 %). Dans la plupart des cas (chez 28 femmes), cette augmentation posologique était déjà nécessaire dès 5 à 7 semaines gestationnelles. À ce moment, l'augmentation médiane de la dose de lévothyroxine atteignait 26 % pour l'ensemble de la cohorte (0-50 %). Plus tard pendant la grossesse, aux semaines 30-32, une augmentation posologique encore plus importante s'est avérée nécessaire (33 % ; 14-68 %).

Facteurs prédictifs
Les auteurs ont également essayé d'identifier les facteurs prédictifs d'une adaptation posologique en comparant les caractéristiques des 28 femmes ayant eu besoin d'une augmentation de la dose aux semaines 5 à 7 avec celles des 10 femmes n'ayant pas eu besoin d'une dose plus élevée. Ils ont ainsi relevé des différences significatives au niveau de la prévalence de thyroïdites auto-immunes - la cause la plus fréquente d'hypothyroïdie - et de la distribution de l'étiologie de l'hypothyroïdie.

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